La Commission Agriculture & Environnement réfléchit à la mise en place d’un Projet Alimentaire Territorial à Bréhat.

De quoi s’agit-il ?

Les projets alimentaires territoriaux (PAT) sont prévus dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 pour coordonner les actions de relocalisation de l’alimentation. Pour commencer, un PAT s’appuie sur un diagnostic partagé faisant un état des lieux de la production agricole et alimentaire locale, du besoin alimentaire du bassin de vie et identifiant les atouts et contraintes socio-économiques et environnementales du territoire. Peut-être avez-vous participé à l’enquête menée cet été par Joao Tavarès, stagiaire d’Agrocampus Ouest, pour établir ce diagnostic ?

Le PAT vise à donner un cadre et harmoniser des actions en faveur de l’agriculture et de l’alimentation locales, tout en répondant à des enjeux sociaux, environnementaux, économiques et de santé. Élaboré de manière concertée à l’initiative des acteurs du territoire, il s’appuie sur un large réseau de partenaires.

Quels sont les enjeux ?

Les projets alimentaires territoriaux répondent à l’enjeu d’ancrage territorial mis en avant dans le Programme National pour l’Alimentation et revêtent :

  • une dimension économique : structuration et consolidation des filières dans les territoires, rapprochement de l’offre et de la demande, maintien de la valeur ajoutée sur le territoire, contribution à l’installation d’agriculteurs et à la préservation des espaces agricoles ;
  • une dimension environnementale : développement de la consommation de produits locaux et de qualité, valorisation d’un mode de production agroécologique, préservation de l’eau et des paysages, lutte contre le gaspillage alimentaire ;
  • une dimension sociale : éducation alimentaire, création de liens, accessibilité sociale, don alimentaire, valorisation du patrimoine.

Quel intérêt pour Bréhat ?

Diminuer l’enfrichementet mettre en valeur les paysages, préserver la biodiversité, installer de nouvelles familles à l’année, manger sain et local… La mise en place du PAT nous permettra de fédérer toutes les bonnes volontés autour de ces objectifs.

De plus, le diagnostic foncier établit à l’initiative de l’association Fert’île en 2017 mettait en évidence un potentiel d’une trentaine d’hectares susceptibles d’être pâturés ou cultivés. Pourquoi se priver de ce potentiel ?

Des poules pondeuses, des moutons, des herbes médicinales, et aussi valoriser l’estran avec des huîtres ou autres produits de la mer…

Et combien ça coûte ?

Le PAT aura le coût de l’ambition des actions que nous déciderons d’y mener !

Pour commencer et animer la démarche, la DRAAF et l’ADEME Bretagne proposent de subventionner le PAT à hauteur de 100 000€ maximum sur trois ans. La Région et le Département peuvent également être sollicités et venir en appui logistique ou financier selon les actions.

La commission agriculture & environnement reviendra régulièrement vous informer de l’avancement de ce projet.

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